Le Président de la République a participé au Sommet UE-Balkans occidentaux

Le Président de la République a participé au Sommet UE-Balkans occidentaux, qui a eu lieu à Brdo, en Slovénie, le 6 octobre 2021. Ce sommet s’inscrit dans le cadre de l’engagement de l’Union européenne auprès des Balkans occidentaux, conformément au programme stratégique 2019-2024.

Le sommet a débuté le 5 octobre par un dîner des dirigeants des 27 pays européens au cours duquel a été débattu le rôle de l’Union européenne sur la scène internationale, à la lumière des développements récents en Afghanistan, du partenariat de sécurité AUKUS et de l’évolution des relations de l’Union européenne avec la Chine.

Ce dîner a été suivi, le 6 octobre, par le Sommet UE-Balkans. Les discussions se sont articulé autour des thèmes suivants :

La réaffirmation de la perspective européenne des Balkans occidentaux, qui présente un intérêt stratégique mutuel ;
Le développement de notre coopération et de la relance socioéconomique de la région, dans le contexte de la pandémie actuelle de Covid-19 ;
La mise en oeuvre du plan économique et d’investissement (PEI) qui prévoit 30 milliards d’euros d’investissement pour une croissance plus durable, plus verte, numérique et centrée sur l’humain, au bénéfice de la région et de l’Europe dans son ensemble ;
L’intensification de la coopération régionale ;
L’approfondissement de la coopération sur les questions politiques et de sécurité d’intérêt commun.

Déclaration du Président à l’issue du Sommet Union européenne-Balkans

⬇️ Déclaration du Président de la République à son arrivée au Conseil européen informel ⬇️
(Brdo, Slovénie, 5 octobre 2021)

Le Président de la République : "Bonjour à vous. Écoutez, nous allons avoir une discussion ce soir sur évidemment les sujets géopolitiques. Et au premier chef, la manière dont l’Europe doit, au regard de ses défis en termes de voisinage et des crises qui existent, de sa propre sécurité, œuvrer pour à la fois continuer à travailler de bonne foi avec ses partenaires historiques et ses alliés, mais continuer à accroître son indépendance, sa souveraineté. Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que sur le plan technologique, industriel, économique, financier, mais aussi militaire, nous devons bâtir les termes d’une Europe plus forte — vous savez que c’est ce que je crois profondément — une Europe qui prenne sa part pour elle-même et qui puisse choisir ses partenaires et travailler étroitement avec ses alliés historiques. Mais je crois que c’est important que nous puissions discuter de cela ce soir, dans un contexte géopolitique de plus en plus bouleversé. Nous aurons aussi à évoquer les questions d’actualité, évidemment, les prix de l’énergie, la question de la gestion de la pandémie et de notre politique de solidarité, la question des Balkans occidentaux parce que nous retrouverons demain les chefs d’Etats et de gouvernements de ces pays qui sont de notre voisinage premier et, pour certains, nos membres avec lesquels nous devons entretenir une relation singulière et de grands rapprochements"

Le Président de la République : "Écoutez, sur le sujet, on doit regarder les décisions qui sont prises par nos alliés avec lucidité pour ce qu’elles sont. Il y a eu des choix qui ont été faits. Je ne peux pas dire qu’ils ont été des signaux de considération de la France ou de l’Europe. Qu’il s’agisse de l’Afghanistan, et la France n’est pas le premier concerné, ou le sujet Indopacifique, mais nous avons une histoire qui est plus grande que nous, des engagements historiques. J’ai donc aujourd’hui une confiance nourrie par l’histoire. Mais nous avons des besoins de clarifications et des besoins de réengagement pour pouvoir avancer.

Mais je pense que nous, Européens, nous avons besoin aussi d’être clairs avec nous-mêmes sur ce que nous voulons pour nous, pour nos frontières, pour notre sécurité, pour notre indépendance énergétique, industrielle, technologique et militaire, pour pouvoir demander ensuite à nos partenaires ce en quoi on a besoin d’eux et sur ce quoi on veut s’aligner. Merci beaucoup."

Le Président de la République : "Je pense que, aujourd’hui ou nous sommes des compétiteurs sur le plan économique, ou nous pouvons être partenaires sur les sujets climatiques, où nous avons très clairement des désaccords profonds sur le plan des valeurs. Bon ! C’est dans cette grammaire que nous devons bâtir avec la Chine, qui est une grande puissance mondiale avec laquelle nous avons des relations. Elles sont nourries d’exigence sur ce qui nous sépare et de volonté de continuer à engager sur ce qui nous rapproche. Dans ce contexte-là, je pense qu’il est important d’œuvrer à ce que la Chine reste dans les enceintes multilatérales, qu’elle puisse fonctionner, d’avoir une Europe contribue à bâtir un espace de paix et de sécurité en Indopacifique, ce qui est au cœur de notre stratégie qui a été rendue publique il y a maintenant quelques semaines. A cet égard, nous avons de vraies convergences avec les États-Unis d’Amérique. Il se peut que nous ayons aussi des différences. Il est important que l’Europe parle d’une voie qui soit sa voie."

Le Président de la République : "We will see. I just believe in facts, i hope, I do think it’s doable. I do think it’s more productive for both of us. I will see. And I think we scheduled to discuss together in mid-October. We will catch up during the G20. And I think it will be the right occasion to see how we can reengage very concretely. Honestly, It’s not an issue about words or perception, it’s an issue about facts and what to do together. Thank you"./.

Source : La Représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne

Conseil européen informel (Brdo, Slovénie, 5 octobre 2021)
Président de la République Emmanuel Macron et le Premier ministre de la République de Slovénie Janez Janša
Sommet UE-Balkans, le 6 octobre 2021

Dernière modification : 07/10/2021

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